AUGIER HENRY

 Association Calanques

              ASSOCIATION CALANQUES

Activités avec l’association Union Calanques Littoral

 

Renseignements sur UCL :

But : regrouper toutes les volontés pour maintenir l’intégralité et assurer la sauvegarde du site des calanques (massifs, archipels, mer). Ses études et ses actions concernent non seulement le Parc National des Calanques créé en 2012, mais elles s’étendent aussi à l’ensemble des territoires du littoral méditerranéen français (mer, îles, littoral et leurs dépendances aux activités continentales).   

Contacts :

Siège : 16 traverse des Baudillons, 13013 Marseille.

Site : ucl.association.free.fr, email : unioncalanqueslittoral@gmail.com, forum : calanco.fr/forum, Facebook.

 

Adresse mail du président : contact@augier-henry.fr

 

Conseil d’administration :

 

Président : Henry Augier.

Vice-présidente : Renée Dubout.

Secrétaire : Jacky Plauchud.

Trésorière : Chantal Thomas, trésorier adjoint : Claude Thomas.

Administrateurs (trices) : Madeleine Barbier, Catherine Vieilledent, Eliane Nougier, Christian Guillaume, Michel Cuchet.

Représentants UCL à la CSS : Christian Guillaume (titulaire), Jacky Plauchud (suppléante).

 

Echo des Calanques : UCL édite un magazine intitulé l’Echo des Calanques qui relate, dans le détail, les actions passées, en cours et à venir (58 numéros depuis l’origine). Toute la série est consultable sur le site de l’association : ucl.association.free.fr.

 

Dossiers en cours : Renseignements UCL  -  Rejets Industriel  -  Rejets Urbain  -  Site Archéo Corderie  -  Legré-Manté  -  Escalette  -  Huveaune  -  Menaces pétrolière

 (Cliquez sur ces liens pour consulter l’illustration)

 

Rejets toxiques industriels dans le Parc National des Calanques :

 

Le parc national des calanques a hérité de la pollution toxique des boues rouges déversées au large de la baie de Cassis pendant 50 ans, jusqu’en 2015. Ces déchets industriels recouvrent les fonds du large sur une longueur qui va de la hauteur de Toulon à celle de Fos-sur-Mer. Ils recouvrent d’un mortel linceul toute la vie marine de cette immense zone de dépôt ! Ce déversement de boues rouges a été arrêté le 31 décembre 2015. Il a été aussitôt remplacé par les effluents qui sortent des filtres presses de l’usine d’alumine de Gardanne. Ces effluents sont aussi toxiques sinon plus que les boues rouges (aluminium, arsenic, mercure, plomb, PCB, etc.). Les polluants qu’ils contiennent sont peu ou pas biodégradables et, indestructibles, ne cessent de se concentrer proportionnellement aux rejets continus. Cette pollution croissante affecte gravement toute la vie marine du parc national, tous les écosystèmes, les chaines alimentaires, du plancton à l’homme. UCL exige la dépollution totale de ces eaux, l’arrêt du rejet en mer et le recyclage des eaux épurées. Pour répondre au chantage à l’emploi de l’industriel, UCL propose de lui accorder un sursis de 2 ans pour mettre en place une unité de dépollution totale.

 

Rejets toxiques urbains :

 

Les eaux usées de l’agglomération marseillaise et de quelques communes voisines sont traitées par une station d’épuration appelée « Géolide ». Les traitements primaire et secondaire de Géolide laissent passer les polluants les plus redoutables en ce qui concerne la toxicité et la résistance à la biodégradation (détergents, métaux lourds, pesticides, hydrocarbures, dérivés pharmaceutiques, etc.). Déversés dans la crique de Cortiou, ces polluants ne cessent de s’accumuler et de se concentrer le long des chaines alimentaires et ceci au cœur de la partie marine du parc ! UCL réclame la mise en place d’un traitement tertiaire de finition de ces effluents, répondant à l’exigence zéro pollution du parc national des calanques, l’arrêt du rejet et le recyclage des eaux. On mettrait ainsi fin au gaspillage en les utilisant pour l’irrigation et la recharge des nappes phréatiques, répondant ainsi au déficit d’eau disponible qui a commencé avec le changement climatique annoncé, notamment dans le département du Var. Nous sommes en ce moment en négociation à ce sujet avec la Métropole Aix-Marseille-Provence

 

Menace de bétonisation du site archéologique de la Corderie, une honte pour Marseille !

 

Un projet immobilier dans le quartier de la Corderie a permis à l’INRAP (Institut National de Recherches Archéologiques Préventives) de faire une découverte majeure, celle d’une carrière grecque du VI° siècle avant J.C dans un état de conservation remarquable. On y a découvert des pierres de taille utilisées comme matériaux de construction de la ville naissante de Massilia, des sarcophages, colonnes grecques, meules, couvercles de jarre, etc.

On venait ainsi trouver, par on ne sait quel miracle, un jalon inestimable, vieux de 26 siècles, du lointain passé de la cité phocéenne. Un tel trésor était largement suffisant pour annuler le permis de construire. Contre toute attente, Monsieur Gaudin, Maire de Marseille déclara que la construction se ferait. La Ministre de la culture, Françoise Nyssen, proposa alors d’épargner une surface de 635 m² sur les 6500 m² du site. Il était impossible d’accepter de voir protéger une surface ridiculement petite, encerclée, étouffée par l’immeuble géant et de voir disparaitre le reste de ces trésors sous le béton ! La carrière forme un tout indissociable d’une valeur exceptionnelle pour l’histoire de Marseille la grecque.

Cela provoqua un tollé général et la mobilisation de la population (CIQ du 7°, associations « Laisse béton », CAS 7 et UCL), sous l’impulsion notamment de Gilbert Laurent, Guy Coja et Sandrine Touyon.

Furent aussitôt alertés : le Président de la République, la Ministre de la culture, le Ministre de la Transition écologique et Solidaire, le Préfet, le Maire, le Président de Région, l’ambassadeur de Grèce et Monsieur Patrimoine (Stéphane Bern). En plus de nombreuses manifestations sur le site et devant la mairie, la justice fut saisie. Un groupe d’experts archéologues et historiens, de réputation internationale, fut aussitôt constitué pour renforcer et justifier les actions engagées par les opposant à ce massacre. 

UCL, fidèle à sa méthode, a apporté son soutien au groupement des opposants en participant aux manifestations et réunions. Nous avons adressé une lettre ouverte respectivement à Mr Jean-Claude Gaudin, Mme Françoise Nyssen et Mr Emmanuel Macron.

CIQ, associations, experts scientifiques, riverains et habitants, Marseillais, personnalités politiques de tout bord, ne cesseront leur combat qu’au retrait du permis de construire et classement de la totalité de ce trésor venu du fond des âges.

Puissions-nous un jour voir ce site intégré à un jardin des vestiges mis à la disposition de la culture des scolaires, étudiants, touristes, visiteurs, sensibles à la richesse de notre patrimoine historique et au rayonnement de la cité phocéenne.

Menace de pollution et de bétonisation de la friche de l’ancienne usine Legré-Mante.

UCL soutien la demande du Comité Santé Littoral Sud d’assainissement des terrains et crassiers qui menacent la santé des habitants et scolaires de ce quartier de Marseille. Elle s’oppose à la destruction du patrimoine historique industriel et à tout programme immobilier sur ce terrain. Elle propose sa mise en valeur comme espace vert de loisir, ludique, culturel, avec la mise en place de parcours muséaux (Cf. Echo des Calanques n° 56). Aux portes du parc national des calanques, cette réalisation serait bénéfique au tourisme et aux habitants du quartier. Elle respecterait la qualité de vie et d’environnement et le caractère villageois de ce quartier plein de charme. Jusqu’à présent la pression immobilière a pu être repoussée grâce aux actions en justice des groupements locaux. Malheureusement la menace se précise avec l’arrivée d’une société suisse du nom de Ginkgo Advisor qui serait devenue propriétaire du terrain et alliée de la Société Française de Produits Tartriques Mante (SFPT).

Sur internet nous avons relevé (https://fr.linkedin.com/company/ginkgo-asvisor: « Le fonds Ginkgo a pour objectif d’acquérir, d’assainir et de développer des terrains présentant des situations environnementales complexes et met son expertise technique au service de la prise en charge de ces fonciers fortement pollués. Ginkgo définit, exécute et finance des stratégies de gestion à long terme de ces risques environnementaux grâce notamment à une équipe de professionnels dédiés dotés d’une expérience unique en matière de gestion de sites et sols pollués ».

Dans un autre (www.ginkgo-advisor.com« Remobilisation de fonciers constructibles :parfois situés dans des zones urbaines souffrant d’une pénurie structurelle de terrains constructibles, certaines friches industrielles présentent de formidables opportunités de redéveloppement, résolument inscrites dans une logique de recyclage des espaces et de mise en œuvre d’un urbanisme durable (sic !) ».

D’après des informations non officielles, difficiles à en connaitre la véracité, des négociations seraient en cours avec certains groupements locaux pour négocier certains avantages (comme la création d’une route de désengorgement, par exemple) en échange d’un accord de constructions immobilières « modérées » !

L’ensemble de ces informations sont inquiétantes à plus d’un titre. Nous avons à faire à un groupe d’envergure internationale très puissant qui serait associé à la compagnie Benjamin de Rothschild Management.

Il nous faut, par conséquent, resserrer les rangs et passer la vitesse supérieure en mobilisant le plus grand nombre. Les habitants du quartier, les CIQ, les associations et les Marseillais doivent s’unir en masse pour faire face à une telle menace.

Dans un premier temps nous vous demandons de signer et de diffuser le plus largement que possible notre pétition. Nous montrerons ainsi notre détermination collective de masse à s’opposer à toute bétonisation du site (zéro construction), privilégiant notre projet officialisé d’espace vert, ludique et culturel, intégré à l’harmonie du quartier villageois et ouvrant naturellement sur le Parc National des Calanques.

Menace de pollution et de constructions anarchiques sur la friche de l’ancienne usine de plomb de l’Escalette.

La friche de l’ancienne usine de plomb de l’Escalette comporte les mêmes préoccupations que celle de l’ancienne usine Legré-Mante. A la suite d’investigations scientifiques, le préfet a été amené à interdire la baignade et le ramassage des fruits de mer (moules en particulier) au niveau de la plage de Samena et alentours en rapport avec la pollution par le plomb et le risque de saturnisme de la population. La pancarte d’interdiction a été enlevée et la menace demeure.

Par ailleurs, les différentes unités territoriales du site de l’Escalette sont indissociables et forment un ensemble historique remarquable, une sorte de musée de plein air qu’il convient de pérenniser : le blockhaus et son terrain, l’ancienne usine de plomb et ses cheminées rampantes (une spécificité marseillaise) et le petit port.

A plusieurs reprises, l’Escalette a été menacé par des projets de constructions heureusement écartés jusqu’ici. Mais la menace subsiste en dépit des prises de position contre tout projet immobilier des divers groupements de défense du site et des politiques engagés. De tels projets seraient hors la loi littoral,  hors le loi sur l’occupation du Domaine Public Maritime, hors la loi sur les espèces protégées, hors la loi qui régit les Parc Nationaux ! UCL en appelle aux autorités compétentes et aux responsables du Parc National d’arrêter tout projet de construction et demande que soit appliquée la règle de la préemption par le Conservatoire du Littoral ou le Conseil Départemental.

Assainir l’Huveaune et la rétablir dans son lit.

L’Huveaune, le « grand fleuve » marseillais, avait son embouchure au niveau de la plage du Prado. Des travaux de restructuration importants commencés en 1974, ont permis de créer un complexe balnéaire comprenant plusieurs plages alvéolaires. Cette restructuration a été réalisée en gagnant sur la mer, par le déversement des remblais issus du creusement des galeries des deux lignes de métro. Les eaux de l’Huveaune étant polluées il n’était pas possible de les voir contaminer les plages nouvellement crées. L’idéal aurait été de dépolluer le fleuve en intervenant au niveau des rejets urbains et industriels le long de son cours. On préféra détourner le fleuve dans le deuxième émissaire aboutissant dans la crique de Cortiou en plein cœur des calanques ! Là, les eaux fluviatiles se mélangent avec les effluents urbains de Marseille insuffisamment traités créant un véritable cloaque nauséabond !

UCL demande que l’Huveaune ne soit plus détournée vers les calanques. A cet effet, le fleuve doit être assaini dans le cadre des contrats de rivière et de baie, en cours, et rétabli dans son lit naturel. Un moyen de lui redonner sa fonction ludique et récréative (baignade, pêche, nage en eau vive, paddle, bateau électrique, etc.).

Menace de la prospection et de l’exploitation pétrolières.

 

UCL s’oppose, avec la plus grande vigueur, aux projets de prospection et d’extraction pétrolières au large des côtes méditerranéennes françaises. En synergie avec de nombreux groupements, de nombreuses personnalités et les directions des zones marines protégées (Parc national de Port-Cros, parc national des calanques, réserves marines de Banyuls, Carry-le-Rouet, Scandola, iles Cerbicales, îles Finocchiarola, Bouches de Bonifacio, Larvotto à Monaco, Pélagos, etc.) UCL a dénoncé au ministère en charge de l’environnement, l’extrême nuisance de ces activités sur l’ensemble de la vie marine et sur celle des mammifères marins en particulier. Une catastrophe au niveau d’une plate-forme pétrolière comme celle récente du golfe du Mexique porterait une atteinte très grave à l’ensemble de la flore et de la faune marines de la zone de permis de recherche et au-delà. De même que la prospection pétrolière par la méthode sismique entrainerait de fortes perturbations dans la fonction d’écholocation, vitale pour la vie des mammifères marins, notamment dans la zone très proche de la réserve du large, « Pélagos ».